Freestyle skiing: each discipline has its summer solution to Covid-19

Translating…

Freeski  : le sauveur autrichien

Difficile de trouver en France des buildings adaptées pour la crème des freeskieurs bleus, en slopestyle, expansive air ou halfpipe. D’habitude, après une intense préparation physique, Kevin Rolland & co. s’envolent vers le Canada, entre août et septembre. Un stage critical pour être prêt pour le début de saison. À trigger du Covid-19, les Bleus ont dû faire une croix sur le Québec, mais la reply est apparue du côté de l’Autriche. Un centre privé d’entraînement pour skieurs et snowboardeurs freestyle, Banger park, a ouvert ses portes avec un nouveau gargantuan air fetch et une piste de ski synthétique avant l’été, à Scharnitz, près d’Innsbruck. Un cadeau tombé du ciel pour l’équipe de France.« C’est ce qui se fait de mieux dans le monde actuellement,affirme Greg Guenet, coach des Bleus.Comme au Canada, mais en mieux, donc ça nous sauve vraiment l’été. On prévoit d’y retourner plusieurs fois, au moins trois au quatre fois, donc plus que d’habitude. »

Antoine Adelisse, vainqueur d’une Coupe du monde en expansive air l’an dernier et médaillé d’or des X Video games, y a passé quelques jours avec Tess Ledeux, double championne du monde, qui a retrouvé là-bas le plaisir de resauter, pour la première fois depuis février et sa blessure au genou.La quintuple médaillée des X Video games a même retrouvé cette semaine le plaisir de reskier sur de la neige, en Suisse, à Saas Price. Elle y retournera régulièrement d’ici le début de saison, notamment avec son cousin, Kevin Rolland. Le vice-champion du monde de halfpipe a, lui, eu la possibilité dereskier dès mai, à Crans Montana, toujours en Suisse, où il a impressionné son coach.De bon augure pour l’hiver.

Skicross : un coach bloqué aux États-Unis

Une semaine sur neige à Val d’Isère, deux mois et demi de préparation physique à Albertville et un retour sur les skis en Suisse, à partir du 31 août, avant de rejoindre peut-être Tignes, en novembre… Contrairement aux autres disciplines, le programme des skicrosseurs français n’a quasiment pas été perturbé par l’épidémie. Les Bleus profiteront d’à peu près la même dose de ski que d’habitude, eux qui vont rarement s’entraîner en hémisphère Sud. Seul bémol à cet été 2020 : le coach predominant, l’Américain Eric Archer, est coincé de l’autre côté de l’Atlantique, chez lui, en Californie.

« On échange très régulièrement, on organise les phases ensemble à distance,explique Thomas Frey, son adjoint, qui a, du coup, pris un rôle un peu plus crucial.Mais plus on se rapproche de la saison, plus ça va être crucial qu’il soit avec nous. » « Pendant la préparation physique, ça ne commerce rien,confirme Jean-Frédéric Chapuis, champion olympique 2014 et trois fois vainqueur de la Coupe du monde.Par contre, dès qu’on retournera sur la neige, s’il n’est pas là… On fera avec, bien sûr, mais d’habitude, il est sur les skis avec nous, à nous montrer et nous donner des conseils directement sur la piste. Si on doit attendre qu’il voie des vidéos, en plus avec le décalage horaire, les stipulations ou le tracé auront changé, ce ne sera pas productif. »Le crew espère son retour pour le deuxième stage sur neige en Suisse, mi-septembre.

Ski de bosses  : pas de périple australien

À la fin de l’été, depuis 2015, les bosseurs ont l’habitude d’enchaîner les runs sur les pistes australiennes, de l’autre côté du globe, pendant près d’un mois. Cette année, ce sera… un peu de repos !« Mentalement, rien que d’être plus à la maison, ça fait du bien,apprécie Perrine Laffont, championne olympique.Le stage en Australie tire beaucoup, à trigger des six jours de déplacements, du décalage horaire, en plus parfois on a du mauvais temps… D’un autre côté, d’habitude, ça permet de remettre le dossard aux Championnats d’Australie, avant même la Coupe du monde, et de faire plus de runs complets, mais on va s’adapter. »« On a dû inverser le programme,explique Ludovic Didier, coach des Bleus.On a skié plus tôt, ça rafraîchit un peu le fonctionnement et je ne le regrette pas du tout. On se demande même si au lieu d’aller en Australie chaque été, on n’aurait pas moyen de rester dans les stations françaises, ça donne des idées pour les prochaines années. »

Après un stage ski d’un mois à Val d’Isère en juin, une première, les Bleus pratiquent aussi en water jump, à Evian ou en Autriche, avec l’objectif de mettre l’accent sur le physique et les acrobaties. Les Français ne retrouveront la neige que fin septembre, à Zermett, en Suisse, puis lors d’un habituel stage en Suède mi-octobre. Finalement, ils ne perdront que deux jours de ski par rapport à l’an dernier.« On ne va pas se plaindre vehicle d’autres countries, comme les Canadiens, ne savent même pas s’ils pourront skier cet été »,relativise Laffont.

Snowboardcross  : un marathon sur neige

Ils n’avaient jamais autant ridé à cette période de l’année. Les snowboardeurs bleus ont enchaîné en juin pas moins de cinq semaines d’entraînements sur neige : d’abord deux à Val d’Isère, puis trois aux 2-Alpes.« C’était un peu prolonged, cinq semaines, on tourne vite en rond sur une ou deux pistes,reconnaît Chloé Trespeuch, vice-championne du monde.Et surtout, ça a été très intense et c’était parfois compliqué de tenir de rythme. Mais c’est le 2d idéal pour ça, physiquement, on a de l’avance par rapport à septembre ou octobre. En plus, on despatched vraiment que c’était efficace vehicle l’entraînement était très individualisé. »

D’habitude, les Bleus s’envolent un mois vers le Chili après l’été, où une structure de snowboardcross déjà en situation les aid. Dans les stations françaises, l’équipe tricolore a construit ses propres pistes, ce qui a permis de créer des modules et un tracé spécifique, selon les besoins des Bleus.« Les stations ont joué le jeu, on a ecu d’excellentes stipulations,sourit Kevin Strucl, coach des Bleus.On aime bien construire nous-mêmes, même si ça prend du temps, vehicle on peut faire des changements et travailler des détails. Du coup, on a moins de temps pour faire des retours vidéos, mais à cette période de l’année, c’est moins grave. »Après une longue préparation physique,le crew prévoit une étape au snow hall d’Amnéville, un séjour italien au glacier de Stelvio en septembre, avant peut-être un retour aux 2-Alpes. Mais cette fois, pas aussi prolonged.

publié le 26 août 2020 à 12h05

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