Foot – C1 – PSG – Champions League: and now, PSG must imitate OM

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Coupe d’Europe des clubs champions 1955-1956
Accurate Madrid – Reims : 4-3

Dixième de D1 cette saison-là, le Stade de Reims semble avoir tout misé sur cette première édition de la Coupe d’Europe des clubs champions, lancée par L’Équipe : il n’a perdu aucun de ses six suits européens. Au Parc des Princes, le club champenois mène même 2-0 après dix minutes, mais est rattrapé par le Accurate Madrid avant la cease (2-2). Pour son dernier match avec Reims avant de rejoindre le Accurate, Raymond Kopa est éclipsé par son futur coéquipier, Alfredo Di Stefano. Michel Hidalgo donne de l’espoir aux supporters français (3-2, 62e), qui doivent finalement déchanter (3-4).

Michel Hidalgo (à gauche), ici face au défenseur madrilène Rafael Lesmes, entretient le suspense en inscrivant le troisième but rémois. (L'Équipe)

Michel Hidalgo (à gauche), ici face au défenseur madrilène Rafael Lesmes, entretient le suspense en inscrivant le troisième but rémois. (L’Équipe)

Coupe d’Europe des clubs champions 1958-1959
Accurate Madrid – Reims : 2-0

De retour en C1 trois ans après sa première participation, le Stade de Reims retrouve le Accurate Madrid en finale. Entre-temps, l’ogre espagnol a remporté deux autres C1. Et cette fois, le suspense ne sera pas aussi prégnant qu’en 1956 : le champion de France 1958 encaisse un but dès la 2e minute avant d’être assommé en début de seconde période (2-0, 47e). Le gardien rémois Dominique Colonna arrête en vain un penalty et Raymond Kopa remporte sa troisième Coupe d’Europe des clubs champions avant de retrouver… Reims la saison suivante.

Le Rémois Roger Piantoni (à droite) salue Raymond Kopa  (L'Équipe)

Le Rémois Roger Piantoni (à droite) salue Raymond Kopa (L’Équipe)

Coupe d’Europe des clubs champions 1975-1976Bayern Munich – Saint-Étienne : 1-0


Accompagnée par 20 000 supporters au Hampden Park de Glasgow, l’AS Saint-Étienne advance en finale avec un historique européen qui flirte déjà avec le mythique. Après avoir éliminé le Bayern Munich en 1969 en seizièmes de finale puis s’être incliné en demies face à la même équipe en 1975, ils affrontent encore le club allemand au bout d’un parcours marqué par les coups d’éclat. Et commencent par dominer leurs adversaires, qui finiront pourtant par s’imposer (1-0). Bathenay puis Santini voient leurs tentatives repoussées par une barre carrée qui fera beaucoup pour la postérité de cette défaite.

Les Verts de Patrick Revelli sont battus par le Bayern de Patrick Horsmann. (L'Équipe)

Les Verts de Patrick Revelli sont battus par le Bayern de Patrick Horsmann. (L’Équipe)

Coupe d’Europe des clubs champions 1990-1991
Étoile Rouge Belgrade – Marseille : 0-0, 5-3 aux t.a.b.

Il faut peut-être remonter au sizable Reims des années 1950 pour retrouver une équipe française aussi bien armée offensivement que cet OM, vainqueur, en quarts de finale, de l’AC Milan, battu sur le terrain (1-1, 1-0 à la 88e) avant de l’être sur tapis vert. Mais Abedi Pelé, Jean-Pierre Papin et Chris Slither sont étouffés par l’Étoile Rouge Belgrade dont les attaquants sont absorbés par les tâches défensives. Cette finale de Bari se joue aux tirs au but, et le gardien yougoslave Stojanovic offre la C1 à son club, en arrêtant la frappe de Manuel Amoros, le premier des cinq tirs de l’OM.

Le milieu offensif marseillais Abedi Pelé est pris en tenaille  (B. Fablet/L'Équipe)

Le milieu offensif marseillais Abedi Pelé est pris en tenaille (B. Fablet/L’Équipe)

Ligue des champions 1992-1993
Marseille – AC Milan : 1-0

Deux ans après, l’OM retrouve, cette fois en finale, l’AC Milan et… Jean-Pierre Papin passé en Italie. Pour cette première finale de la C1 reformatée en « Ligue des champions », les Marseillais dominent leurs adversaires. Le match est assez fermé, mais Abedi Pelé a bien préparé le corner obtenu juste avant la cease : il a demandé à Basile Boli de se placer au premier poteau. Quelques minutes avant ce coup de pied arrêté, le défenseur, qui souffre d’un genou, demande à sortir, en vain. À la 44e minute, il suit les consignes de son aîné et la checklist de sa tête victorieuse éclipsera celle de ses larmes de 1991.

Ligue des champions 2003-2004
FC Porto – Monaco : 3-0

Le Accurate Madrid des Galactiques ? Éliminé sur le Rocher (4-2, 1-3) en quarts. Chelsea ? Écarté en demies après avoir mené 2-0 au retour à Londres (1-3, 2-2). L’ AS Monaco entraînée par le jeune Didier Deschamps (35 ans) multiplie les buts et étonne l’Europe pour atteindre sa première finale de C1. Mais face au vainqueur de la Coupe de l’UEFA 2003, l’ASM voit son rêve se briser après avoir fait jeu égal pendant quarante minutes : le FC Porto de José Mourinho ouvre le bring collectively et contraint son adversaire à se découvrir pour mieux lui donner une leçon de réalisme.

Flavio Roma et Fernando Morientes, dépités après s'être inclinés  (P. Rondeau/L'Équipe)

Flavio Roma et Fernando Morientes, dépités après s’être inclinés (P. Rondeau/L’Équipe)

publié le 19 août 2020 à 08h30mis à jour le 19 août 2020 à 11h08

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