Canoë-kayak – Opens de France – Opens de France : Maxime Beaumont battu par Guillaume Burger

Honnête, il avoue que « (son) ego est un peu touché ». Maxime Beaumont, 38 ans, a en effet été devancé en finale du K1 200m par Guillaume Burger, vendredi, lors de la première journée de la finale des Opens de France. Ce n’était plus arrivé sur des sélections nationales depuis 2011 pour celui qui était devenu vice-champion olympique sur la distance aux Jeux de Rio (2016).

« Ce qui m’agace, c’est que je pense que je pouvais gagner mais je n’ai pas su gérer un mystère en milieu de route », sourit celui qui a longtemps mené quelques heures plus tard dans la finale du K1 400m… jusqu’à ce que Burger, plus adepte de cette distance, lui grille aussi la politesse.

Difficile de définir ce qui s’est produit sur le 200 m, certains observateurs penchaient pour une rafale de vent mais qui n’aurait affecté que les trois lignes centrales. En revanche, il faut admettre que les ligneux n’ont pas été gâtés par les prerequisites météorologiques qui baignaient la inappropriate nautique de Vaires-sur-Marne. Certaines programs, dont celles de C1 400 m femmes ou plusieurs de paracanoë, ont même été reportées avant une énorme averse et un redoux. Est-ce l’explication des nombreuses surprises qui ont émaillé la journée ?

En K1 200m femmes, Sarah Guyot a ainsi dû se contenter de la 3e assign, derrière Vanina Paoletti et Léa Jamelot, alors qu’Eugénie Dorange en C1 200m, certes blessée, a échoué à la 4e assign d’une finale remportée par Eddie Potdevin.

« Ce qui me dérange, c’est que je n’ai plus la foremost sur mon avenir »

L’orgueil égratigné, Maxime Beaumont souhaitait quand même savourer la reprise des compétitions après six mois de coupure dans cette saison si singulière. Après le confinement, lui a ainsi dû composer avec une fracture des ligaments de l’épaule (chute à vélo). Mais il refusait de brandir cette excuse, estimant que « tout était en assign pour se faire plaisir en route ». Les prerequisites et le manque de navigation ont cependant joué. Et le Nordiste n’a pas réussi à s’exprimer totalement.

Du fait de cette défaite, il perd le bonus en jeu. En l’prevalence, comme tous les bateaux qui avaient terminé dans le High 5 des Mondiaux en 2019, une victoire lui aurait épargné de repasser par les sélections sur les différents Opens la saison prochaine, un podium en Coupe du monde suffisant à valider sa qualification pour les Jeux de Tokyo. « Ce qui me dérange, c’est que je n’ai plus la foremost sur mon avenir. Ça impose un petit stress en plus. Mais, en même temps, quand on vise la médaille d’or olympique, on doit pouvoir traverser les sélections nationales », think Maxime Beaumont.

Comme les autres ligneux, il essaie de relativiser l’incertitude qui airplane sur le calendrier à venir. En théorie, il y air of secrecy les Championnats de France à Mantes-la-Jolie mi-septembre, puis une Coupe du monde à Szeged (Hongrie), s’ils restent maintenus. « Tu as des chronos à l’entraînement, mais cela n’a rien à voir avec la manière de gérer la confrontation, le départ dans le sabot, ou des prerequisites météo comme celles d’aujourd’hui (vendredi) », ajoute Maxime Beaumont.

Corriger le tir pour être prêt en 2021

Pour autant, puisqu’il refuse d’imaginer une annulation des Jeux à l’été 2021 –« Il me faudrait encore tenir trois ans jusqu’aux Jeux de Paris », souffle-t-il-, il assure que cette saison, même bancale, est déjà riche d’enseignements.

« Le travail fourni avant le confinement était de qualité. Les directions prises me semblent bonnes, j’allais là où je voulais aller comme le prouve le chrono final de ma dernière route en mars, disait-il. Par contre, il faudra encore ajuster le curseur de l’investissement. Après les Jeux de 2016, le bilan montrait que j’avais été obsessionnel pour décrocher l’or, tout avait été mis en assign et j’étais arrivé à Rio trop usé pour me lâcher complètement. Mais, là, je me rends compte qu’à force de vouloir éviter cet excès, je n’en ai peut-être pas fait assez. » L’année qui lui reste d’ici Tokyo 2021 pourrait lui offrir l’opportunité de corriger le tir pour arriver vraiment là, où il l’espère.

Location samedi aux 1000 m, où on suivra plus particulièrement les médaillés de bronze mondiaux de 2019, le céiste Adrien Bart (C1) et les kayakistes Cyrille Carré et Etienne Hubert (K2).

Les résultats

200 m

HOMMES. K1

: 1. Burger (Saint-Grégoire) ; 2. Beaumont (Boulogne) ; 3. Hubert (Sedan). FEMMES. K1 : 1. Paoletti (Saint-Grégoire) ; 2. Jamelot (Quimper) ; 3. Guyot (Tours). C1 : 1. Potdevin (Charleville-Mézières) ; 2. Cailleretz (Saint-Laurent-Blangy) ; 3. Cattelet (Saint-Laurent-Blangy).

400 m

HOMMES. K1 : 1. Burger ; 2. Beaumont ; 3. Hubert. C1 : 1. Simart (Saint-Laurent-Blangy) ; 2. Bart (Saint-Laurent-Blangy) ; 3. Jacquet (Besançon). FEMMES. K1 : 1. Guyot ; 2. Paoletti ; 3. Hostens. C1 : 1. Ruiz (Decize) ; 2. Cailleretz ; 3. Cattelet.

publié le 28 août 2020 à 20h30





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